Gallica-Italica


Saggistica, editoria per l’Università

Visions décentrées des Études Culturelles

édité par Silvia Amorim, Martine Bovo & Ilana Heineberg

Visions décentrées des Études Culturelles ISBN: 9788896117842
PAGINE: 352
PREZZO: € 20,00
FORMATO: cm 15 × 21
COLLANA: Gallica-Italica
DATA DI PUBBLICAZIONE: aprile 2019




Cultural Studies ? Études Culturelles ? Èstudios culturales ? Estudos culturais ? Studi culturali ? De quoi s’agit-il et parle-t-on des mêmes pratiques culturelles et des mêmes approches disciplinaires dans des pays aussi différents et éloignés que l’Italie, le Portugal, le Brésil ou encore l’Argentine ? Depuis l’éclosion et le développement des Cultural Studies en Angleterre dans les années 1960, force est de constater aujourd’hui la diffusion massive et les ramifications multiples de cette réflexivité critique appliquée à toutes les formes de création culturelle, sans discrimination, qui examine tout particulièrement les productions culturelles considérées comme non canoniques, non légitimes, qui ne font pas partie des humanités classiques. Cet ouvrage est une invitation à une lecture itinérante : il s’agit de découvrir comment les théories culturalistes de matrice britannique ont voyagé et se sont acclimatées dans des pays non-hégémoniques dans la géopolitique des Sciences Humaines, offrant un échantillon de la richesse de leurs déclinaisons possibles à travers le monde. Composé à la fois comme un tour d’horizon des Études Culturelles au Brésil, au Portugal, en Italie, et comme échantillon d’études de cas nous conduisant de l’Inde à l’Argentine, l’ouvrage d’Ilana Heineberg, Silvia Amorim et de Martine Bovo dresse un état des lieux des multiples façons dont ce vaste champ disciplinaire a déterminé de nouvelles pratiques culturelles. Ce tour d’horizon permet de mesurer la complexité de la filiation des Cultural Studies : un héritage revendiqué dans certains cas, non assumé dans d’autres, faisant l’objet d’une réception tardive ou, au contraire, présentant des aspects précurseurs selon les pays ; un label « Études Culturelles » parfois utilisé pour désigner des disciplines et des démarches qui n’en relèvent pas réellement ou, au contraire, des traditions académiques qui rejettent cette étiquette pour s’en démarquer. Ce sont les apports mais aussi les déviations des Études Culturelles relativement à la branche historique qui seront mis à contribution pour souligner la richesse de l’essaimage des Études Culturelles à travers le monde. L’approche adoptée dans ce volume, à la fois théorique et pratique, clairement inscrite dans la diversité géographique et la variété des contextes scientifiques, fait directement écho à celle qui oriente le Master Études Culturelles de l’Université Bordeaux Montaigne au sein duquel travaillent comme enseignantes et chercheuses Silvia Amorim, Martine Bovo et Ilana Heineberg.


Silvia Amorim est Maître de Conférences à l’Université Bordeaux Montaigne au département d’Études Lusophones (qu’elle dirige actuellement). Ses domaines de recherche sont la Littérature portugaise contemporaine et l’Analyse linguistique de textes littéraires. Spécialiste de l’oeoeuvre de José Saramago, elle a publié en 2010 l’ouvrage José Saramago. Art, théorie et éthique du roman, Paris, L’Harmattan, coll. « Classiques pour demain ». Elle intervient dans le Master Études Culturelles de l’Université Bordeaux Montaigne en y assurant des séminaires sur les Études Postcoloniales au Portugal et sur la notion de décentrement dans la culture portugaise contemporaine. Elle est rattachée à l’E.A. AMERIBER de l’Université Bordeaux Montaigne (dir. Raphaël Estève). Parmi ses publications récentes sur les écrivains portugais contemporains : Le lien entre générations dans « Le cimetière de pianos » de José Luís Peixoto : résonances et dissonances du passé, in « Hispanismes » n. 8, 2016 [en ligne].

Martine Bovo est Maître de Conférences à l’Université de Bordeaux Montaigne où elle enseigne la Littérature italienne contemporaine. Elle est l’auteur de L’epopea di Hora. La scrittura migrante di Carmine Abate (Firenze, Franco Cesati, 2008), et co-auteur avec Franco Manai de Memoria storica e postcolonialismo. Il caso italiano, Bruxelles, Peter Lang, 2015 ; avec Ana Maria Binet de Le devenir postmoderne. La sensibilité postmoderne dans les littératures italienne et portugaise, Bruxelles, Peter Lang 2013 ; avec Stefania Ricciardi de Frammenti d’Italia, un autoritratto in forma narrativa (1990-2005), Firenze, Franco Cesati, 2006. Après avoir travaillé sur le renouveau du roman policier depuis les années 1980, sur les formes narratives de l’autofifi ction et sur les expressions de la sensibilité postmoderne dans la littérature italienne, ses activités de recherche se sont concentrées sur les écritures migrantes et postcoloniales, ainsi que sur le plus vaste champ des Studi Culturali en Italie. Elle est Responsable pédagogique du Master Études Culturelles de l’Université Bordeaux Montaigne.

Ilana Heineberg est Maître de Conférences spécialiste de la Littérature et de la Culture brésiliennes à l’Université Bordeaux Montaigne depuis 2006. Rattachée au Département de Portugais et à l’équipe d’accueil AMERIBER, au sein de laquelle elle dirige le centre d’études lusophones GIRLUFI, sa recherche actuelle porte notamment sur les mobilités, l’urbanisation et les identités culturelles dans la littérature contemporaine après l’an 2000 ainsi que sur la traduction et la circulation de la littérature brésilienne dans l’espace francophone. L’approche théorique est celle des Études Culturelles. Ilana Heineberg a organisé en 2017 le dossier Littérature au XXIe siècle : ruptures, tendances et impasses de la Revue « Letrônica » au Brésil. Ses derniers articles portent sur des écrivains brésiliens tels que : Carol Bensimon, Luiz Ruffato, Michel Laub, Paloma Vidal, Tatiana Salem Lévy, Julián Fulks et Daniel Galera.